Majoie Ayi : « Est-ce que vous connaissez quelque chose chez moi qui n’est osée ? »

Majoie Ayi c’est ton nom ?
Je m’appelle AYI BEKONO Balbine-Sylvette Majoie.
Qu’est ce qui t’a motivé à rentrer dans la musique ?
Je suis né dans la musique, artiste par essence, je me suis juste révélé au grand public. J’essaye de reprendre les chansons des autres et on me disait que je chantais juste. C’est en 2002 que je décide d’aller chanter dans les cabarets.
Il se dit que tu as beaucoup fréquenté
Il se dit c’est vrai. Honnêtement je n’aime pas parlé de ça, il ne me souvient d’avoir dit dans un media pour dire que je suis titulaire de tels diplômes. Donc ceux qui disent l’intello du bikutsi pardon je suis artiste tout court. Je ne veux pas continuer créer de complexe. Ce que je sais c’est que j’ai le minimum académique, merci à mes parents Ayi Frédérique et Madeline ; Ils ont donné le peu qu’ils avaient pour que je puisse mieux m’exprimer en public. L’enfant de l’enseignant ne se perd jamais.

Les gens disent de toi une chanteuse intelligente

Si c’est un compliment, alors MERCI, ma musique n’est que le reflet de ce que je suis. Mes œuvres sont autobiographiques, je parle généralement de moi dans mes chansons. Des expériences vécues. J’ai grandi dans une rigueur, dans un certains cadres. J’ai été éduqué et c’est ce que je ressors dans mes chansons.
Parles-nous de l’expérience avec K-tino ?
J’ai dansé avec Ktino, Racine Sagath, Ai Jo Mamadou et les Maquisards.

Qui chante avec toi Sombou ou Tanus Foe ?

Ces deux belles voix s’y retrouvent. Cela n’émane as de moi d’avoir deux artistes presqu’au même timbre. S’ils n’avaient pas cette belle voix je ne serais pas allé vers eux, ils ont des voix subliment. Un très bon chanteur, Sombou doit se mettre au travail. Il s’est couché après le succès de Aicha. Tanus est à une autre dimension. Une icône, un maître. Il est l’une des rares personnes qui me donnent la chair de poule, c’est l’émotion, la spontanéité. C’est mon idole.
Parle-nous de tes trois albums
Le première est baptisé ORIGINES. Un album de huit titres dont Panique à bord et Aicha. Le second album c’est HORIZON avec le titre Ebamba et Mininga bidzang et n’exagère en featuring avec Meiway. Et redorer par qui a bu boira. Le troisième album c’est INSOMNIE et on retrouve doser et Rano.
Pourquoi insomnie ?
C’est d’abord moi, quand je vais faire quelque chose de sérieux, je ne dors pas. Donc j’avais des insomnies. ce sont mes moments de réflexions, de boulots, tant que c’est pas bon je ne m’arrête pas. Ma personne crée des insomnies à des personnes, par rapport à mon public, ma morphologie, mon charisme, ma façon d’être. Mon naturel.
Panique à bord ?
Je me suis trop exprimé dans cette chanson, vous rendez bien compte que je fais paniquer.
Et dans MIninga Bidzang
La femme ne doit pas qu’être belle pour tout avoir. C’est pas parce que tu es une belle femme que tu ne dois pas travailler. Une femme doit se battre, doit produire et être utile.
Qui a bu boira
C’est une expérience de tous les jours. Je ne connais pas de femme qui est rencontré des histoires avec les ex. parce qu’autour de ton gars, il y’a toujours une ex qui rôdent. La chanson est beaucoup appréciée par les femmes. La femme sait mettre les limites et imposer le respect. Mais l’homme pas facile de se détacher de son ex.
On s’est rendu compte que dans doser vous êtes sortis de vote créneau
Est-ce que vous connaissez quelque chose chez moi qui n’est pas osé ? Mon public est victime de sa fixation, mon public c’est fait une fixation sur mes fesses. Le public regarde trop mes fesses, ce n’est pas ma faute. Je suis une danseuse, j’ai dansé avant, et je continue à danser. La danse est un art. J’ai eu la chance de danser et de chanter. je ne fais rien à moitié, je danse avec tout mon corps. Comme les gens se sont font fait une fixation sur mes fesses, alors ils ne voient pas d’autre spas de danses que je fais dans cette chanson. Le bâton est un outil, c’est une innovation, c’est la créativité pourquoi les gens doivent polémiquer ?

Parles-nous de l’expérience dans la chorale

La chorale est une passion pour moi. Mon frère aîné, il a épousé une fille Eton et il avait perdu son beau-frère et lors d’une veillée qui s’est déroulé cinq jours avant, j’écoute les gars chanter pendant deux jours et au troisième jour je me suis retrouvé dans leurs groupes. Un jour je vais à Shell Nsimeyong, je suis dans un taxi, il y’avait un deuil au lieu d’aller aux répétitions, j’observais la chorale et je suis rentré dans leurs rangs. En tant que Catholique, c’est une chorale protestante, c ‘était difficile pour mes parents. Car ils étaient très engagés dans l’Eglise. Là, actuellement je vais actuellement à ma chorale à Ndjoungolo quand je suis au pays.
Lady Ponce, Majoie, Coco Argentée, Mani Bella ? Des fréquentations ?
Ktino j’ai été sa danseuse. Quand on se croise, on rigole. Lady Ponce dans mes expériences de cabarets on s’est rencontré, maintenant qu’on est star, on parle de nos expériences. Coco Argentée on ne se connait pas vraiment, mais on se salue on bavarde sur un truc, on bavarde. Pareille pour Mani Bella. L’artiste avec qui je parle un peu plus c’est Cabel, parce qu’on se parle un peu, car on se connait en dehors de la musique
Comment est née la collaboration avec Meiway
C’était une rencontre surprise à Douala, il était invité surprise d’un spectacle. Comme je l’admirais, je lui ai demandé l’autographe, il m’a dit avoir apprécié ma prestation. Il m’a dit honnêtement qu’il était qu’on fasse un duo, c’était un grand cadeau pour moi. On a maintenu le contact et on a rendu le projet effectif. J’aimerais encore partagé des trucs avec lui, il est trop humble, simple, facile à vivre, mais sérieux et intransigeant et très professionnel. C’était un succès pour moi.
Ta musique au Cameroun est plus aimée par qui ?
Les enfants. Je ne sais pas pourquoi les enfants aiment ma musique. Je suis plus approché par des enfants. Les adultes ont peur de m’aborder car beaucoup de paramètres entre en jeux. Les enfants sont simples et innocents.
Pourquoi la signature mature ?
C’est une manière de dire que c’est la maturité dans la chanson. Je ne peux plus chanter aujourd’hui comme quand je posais ma première note, c’est donc la maturité.
Majoie est-elle mariée ?
Non, je ne me suis jamais mariée, le jour où je le ferais tout le monde saura. Je condamne ceux qui se cachent quand ils se marient. Mais je ne suis non plus, un cœur à prendre. Mais, je ne fais non plus la fixation sur le mariage. Si ça arrive tant mieux. Mon cœur bat surement pour quelqu’un.

Tu es sublime comme dans les Maquisards
Merci Max pour ses compliments. Merci de m’avoir rappelé cette belle époque avec Valery Medjo, Ledoux Marcellin comme chanteurs. Patou Bass nous a recruté en même temps. Nous étions un bel orchestre avec Francesco, feu Serge Ottou. Nous accompagnons les stars de la musique, on jouait tous les rythmes.

Comment vois-tu l’avenir de la musique camerounaise avec sa nouvelle génération, qui voudrait prendre la relève
Je pense qu’il y’a de l’espoir. Je vois comment les jeunes qui s’y mettent ; même comme il y’a beaucoup d’aventuriers. Il y’a d’autres qui prennent un tremplin pour d’autres fins. Il y’a des jeunes que j’admire comme Dynastie le Tigre, être aussi bon à son âge c’est magnifique, il est mature. Il est percutant et convaincant.
Le rythme camerounais a-t-il une chance d’envahir toute l’Afrique
Oui bien sûr. La culture camerounaise a toujours eu toutes les chances d’envahir l’Afrique, nous avons des talents, mais nous avons besoin du soutien financier, c’est certes difficile de faire face aux autres si on ne nous soutient. D’autres pays investissent sur les artistes, mêmes les structures brassicoles ou de téléphonie mobile. Ils croient à la musique et la prenne au sérieux. Je suis une artiste auteur compositeur interprète, productrice, j’en arrive à le faire pour les besoins de la cause. A trois albums, je ne dois pas me produire moi-même. Regardez les albums qui marchent où sont les producteurs, les gens se produisent eux-mêmes. Les gens financent les artistes étrangers pour conquérir le monde.

Que faut-il pour que les hommes jouent le premier rôle dans le Bikutsi ?
Les hommes n’ont qu’à se mettre au travail, est ce que Dynastie ou le Tigre ou le Déchireur sont des femmes ? Est-ce que Tonton Ebogo est une femme ? Bref les gars doivent se mettre au travail. Au Congo se sont les hommes qui tiennent le haut du pavé mais ici chez nous les hommes courent juste après les femmes au lieu de chanter.
Pourquoi nos artistes après quelques succès voient leur ventre augmenter ?
Tu n’as pas qu’à regarder les artistes, quand tu sors de la galère, tu finis par respirer. Mais bon est ce que Mani Bella ou Tonton Ebogo ont des ventres ? Pourtant ce sont des succès. Bref ça dépend de la nature humaine.
Après Oussama Ben la joie, y’a-t-il un nouveau bébé ? Quel signification, y’a-t-il d’autres exclus ?
Oussama Ben la joie, c’est un petit nom qu’on m’a donné lors de mes prestations lors d’un festival universitaire. Ma prestation a marqué tout le monde. Certains doutaient que je sois même étudiante, donc je terrorisais avec mon style et je suis devenu Oussama Ben La joie. Mais bon en terme d’album j’en ai des bébés il y’en a toujours, le dernier en date est Rano. Je ne fais pas la musique pour m’arrêter demain ou après-demain.
Est-ce vrai que tu as fait l’ENAM ?
Je n’ai jamais été à l’ENAM ceux qui m’ont mis là-bas merci.. Ils ont même dit que je suis en formation avec le crâne rasé, et qu’ils détiennent même les photos. Maintenant quand on me dit félicitations, je vous dis merci. Dens gens disent même qu’un certains monsieur qui m’a épousé qui a acheté ce concours. Mais rassurez-vous je ne ferais jamais l’Enam, j’ai d’autres ambitions si je ne suis pas dans la musique.
On t’a vu soutenir l’artiste One Love dans sa chanson contre les artistes porno ?
Honnêtement j’ai découvert cette chanson ici en France, il a fait le buzz. J’aime son engagement et j’aime les artistes engagés, comme il a un thème pertinent je le soutiens. Je ne tiens pas compte des artistes qu’il cite. Je le soutiens pour la thématique, il a osé et j’aime son charisme. Il chante depuis et il est toujours engagé.
Trois albums Majoie pèse.
On n’évalue pas une œuvre d’art. Je reste moi, je ne suis pas riche, ais je suis à l’abris du besoin. Je n’aime pas mendier, je dis merci à la musique, elle me permet de subvenir à mes besoins
Un mot pour les lecteurs de Chap Chap
Merci pour les questions et continuez à e poser les questions je vous répondrais toujours.
Interview réalisée par Marie Fleur N et Joseph DZENE DSCN3648