ACMS plaide pour stopper la stigmatisation

Le premier atelier d’information et de sensibilisation des praticiens de droit à la lutte contre la stigmatisation et la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH a eu lieu du 14 au 16 juin dernier 13432316_10209398665353397_1867755587258745547_n13432314_10209398646032914_171919386080741024_n

à l’Hôtel Vallée des Princes à Douala. Un atelier qui ciblait principalement les praticiens du droit dont les magistrats, les avocats, et les associations de défense de droits de l‘homme. Trois jours pendant lesquels ces derniers ont été exposés aux généralités sur le VIH, aux résultats de l’étude sur l’index de stigma mais aussi aux différentes pratiques sur le plan national et international.

L’objectif de cet atelier était de fournir les informations et données utiles à la compréhension de la vulnérabilité des personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA et les permettre de se familiariser avec les outils conventionnels, législatifs, et réglementaires qui leurs permettaient de contribuer efficacement à la réduction de la stigmatisation et la discrimination (S&D) des personnes vivants avec le VIH(PVVIH) et leurs proches.

L’ouverture s’est fait par une allocution de bienvenue du Directeur Exécutif de l’ACMS d’une part et un discours d’ouverture du CNLS d’autre part. Deux interventions qui ont chacune étalée de façon très explicite le pourquoi de cet atelier. En ce qui concerne l’allocution, il a été question pour le Directeur exécutif de l’ACMS de rappeler la mission de cette structure envers les populations vulnérables, de répondre à la question de savoir pourquoi organiser un tel atelier et quel est le résultat attendu ? « c’est au terme de l’étude sur l’index de stigma qui a été réalisée par le RECAP+ (Réseau Camerounais Des Associations de Personnes vivants avec le VIH) à la fin de laquelle il est ressorti que certains milieux notamment le milieu religieux, judicaire, familial et communautaire constituent des foyers de stigmatisation et de discrimination que nous avons jugé utile d’organiser cet atelier. Notre souhait est que vous vous appropriez la lutte contre la stigmatisation et la discrimination et que vous développiez des stratégies qui vont apporter le changement, ce qui pourra réduire l’incidence du VIH dans notre société car même séropositifs, ils restent des nôtres »

La seconde intervention, était celle du secrétaire permanent du CNLS, intervention à travers laquelle il ressort que l’une des conséquences directe de la stigmatisation et la discrimination à l’égard des personnes vivant avec le VIH est la violation de leurs droits, et qu’après étude il ressort que toutes les formes de stigmatisation et de discrimination sont le fait du statut sérologique VIH et/ou l’auto-stigmatisation. Il a également pour finir inviteé tous ceux qui ont le pouvoir de dire le droit et d’impulser le changement, de s’approprier les outils ou techniques présents pendant l’atelier.

Il ressort donc de ces discours que cet atelier avait pour but principal de faciliter une meilleure implication de professionnels de droit dans l’accompagnement et la protection des cas d’injustice des personnes vivant avec le VIH et en trois jours, ces professionnels ont tour à tour intervenu sur des thèmes spécifiques sur le S&D. on entend par stigmatisation le fait d’attribuer à une personne l’étiquette de personne vivant avec le VIH et à cet atelier, étaient présents comme responsables ou professionnels de droit M. Jean jacques DIBO, maitre fidèle TEPPI KOLLOKO, représentant CNDHL, des experts consultants, participant avocat, qui ont chacun intervenu sur des thèmes appropriés entre 8h et 17 avec quelques petites pause-café. L’atelier s’est donc refermé le 16 juin à 12h sur des recommandations quant à la mise sur pieds des stratégies de défenses des personnes vivant avec le VIH.

LOVE LAURE MEKE