Le septentrion s’engage contre la mortalité infantile

Il est 10h45 à l’Esplanade du Centre de Santé Intégré de Roumde Adja, quand le Délégué régional de la santé du Nord a lancé officiellement la campagne de sensibilisation et de promotion de la Planification familiale, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Contraception, qui s’est célébré ce 26 Septembre 2016. Ladite campagne est organisée par la Délégation Régionale de la Santé Publique du Nord, en partenariat avec l’Association Camerounaise pour le Markéting Social, (ACMS) ceci dans le cadre du Programme d’Accès aux Services de le Santé de la Reproduction.
Cette campagne axée sur le thème : « Le rôle de la planification familiale dans la lutte contre la mortalité maternelle » est l’occasion pour ACMS et ses partenaires de sensibiliser les Communautés, les leaders religieux et traditionnels sur l’importance de la planification familiale et l’utilisation des méthodes de contraception moderne. Pour rappel, une première phase de mobilisation communautaire s’est déroulée les Samedi 24 et dimanche 25 septembre, dans les districts de Garoua I et II. Durant cet évènement spécial, il était question de mener en direction des femmes en âge de procréer, les activités de counseling et d’insertion des méthodes de contraception moderne. Ces activités sont aussi menées dans les régions de mise en œuvre du Programme (Nord, Extrême-Nord, Adamaoua, Est). Contextuellement, La journée mondiale de la contraception a lieu le 26 septembre de chaque année. Elle vise à faire mieux connaitre les différents moyens de contraception (DIU, Implants, injectables, pilule, préservatif…) de manière à limiter le nombre de grossesses non desirées, et la diffusion des Infections Sexuellement Transmissibles (IST), et particulièrement du SIDA. La Planification Familiale constitue une des stratégies majeures de lutte contre la mortalité maternelle, infantile et juvénile. A ce titre, elle permet d’éviter à travers les méthodes contraceptives modernes (méthodes hormonales et méthodes de barrières) : les grossesses trop précoces, trop rapprochées, trop nombreuses et trop tardives qui pour la plupart du temps sont préjudiciables à la santé de la mère.
Malgré de nombreux efforts déployés chaque année par les pouvoirs publics et certains partenaires dans ce domaine névralgique de la santé de la reproduction, la prévalence contraceptive demeure faible dans notre pays selon l’EDS 2011 (14,4%). Ainsi nous pouvons relever dans cette carence que les régions de l’Extrême-Nord (3,3%), du Nord (4,7%), de l’Est (9,1%) et de l’Adamaoua (10,6%) présentent les taux de prévalence contraceptive les plus faibles. A titre de rappel, le Programme d’Accès aux Services de la Santé de la Reproduction est financé par la KFW, et mis en œuvre par l’ACMS (Extrême-Nord, Nord, Adamaoua) et CAMNAFAW (Est), avec l’appui technique du Ministère de la Santé Publique du Cameroun, à travers sa Direction de la Santé Familiale. Il a pour objectif, de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle dans les Régions de l’Est, du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua, avec comme principaux domaines d’intervention la planification familiale, les soins après avortement, l’élimination de la transmission mère-enfant, la fortification alimentaire, les maladies diarrhéiques et hydriques.
Par Joseph DZENE14508493_1385014408193347_798877385_n14508618_1385012498193538_978633181_n