Maahlox : « Les camerounais ont connu le mot buzz avec Maahlox»

Choupo Moting ne sort pas, Alexandre Song dans ton dos, ils t’ont vu après ?

Vu dans quel sens ? Le but n’était pas de faire la mendicité auprès des Lions. Mais présente les faits tels quels, j’utilise la parodie pour attirer l’attention sur le sujet. N’empêche que je travaille avec le système Tchakap d’Alexandre Song qui a cru en moi. Alex a bien compris où je voulais aller, c’était pour montrer aux camerounais que tous peuvent être soumis à des moments de colère. La violence est partout, on n’aurait pas dû imputer à Alexandre Song le monopole de la Violence. On a vu les Zidane donner les coups de têtes, Suarez mordre des footballeurs, c’est passé, mais quand c’est Alex, les journalistes en font tout un plat. Pour Choupo Moting, je ne l’ai jamais rencontré, mais j’ai vu via les réseaux sociaux qu’il aimé la chanson.

Qui est Maahlox ?

Un jeune camerounais, artiste de musique urbaine, qui défend les idées des jeunes camerounais à travers sa musique. Célibataire, pas d’enfant pour le moment.

Maahlox, un artiste du buzz ?

J’ai le sentiment que les camerounais ont connu le mot buzz avec Maahlox. On parle de phénomène de buzz, quand quelqu’un fait quelque chose d’exceptionnel. Aucun artiste ne décide de faire le buzz, c’est ce que je fais qui est extraordinaire. Artiste à buzz, ça n’existe pas, mais je crée un phénomène de buzz. Un artiste n’est pas un idiot, on l’a banalise. Un artiste défend des idées fortes et communiquer, il utilise des canaux différents. Pour attirer l’attention sur mes idées, je traite les faits des sociétés à ma manière. Mon but n’est pas de me servir aussi des faits de société, c’est juste quand le fait est fort que je le fais. La preuve « ça sort comme ça sort », « Tuer pour tuer ». La preuve, il y’a la voiture du président, Nathalie Koah mais j’ai rien fait dessus.

Avec ça sort comme ça sort beaucoup de fric ?

Ca m ‘a permis d’avoir une visée internationale, je vais partout. De défendre mon idéologie et ce le que je défendais depuis. Il y’a beaucoup de structure qui ont repris mes slogans, la SGC, MTN…Ce qui est bien, ceci a permis aux grosses structures de s’intéresser à la musique urbaine. La culture urbaine est actuellement est l’une des meilleures mieux structurées au Cameroun. C’est la musique du future.

On se serait attendu que ces structures t’accompagnent

Le drame avec nos structures, c’est quel son des chasseuses de buzz et non le suivi à long terme. J’ai commencé à travailler avec MTN sur ça sort comme ça sort, à la fin du contrat, ils ont pris Samuel, et Orange m’a vite récupère. J’espère que ce sera à long terme.

Revenons à tes clips, comment s’opère le choix des filles ?

Je suis touché de voir des clips où on prend des filles d’autres pays pour venir jouer dans nos clips africains. Nous avons nos filles bien ici, qui ressemble à nos sœurs, nos petites, nos femmes camerounaises, belle qu’importe leurs formes. Je suis conscient que les gens regardent mes clips et donc je préfère les mettre en valeur. Il faut éviter le complexe. Il faut montrer ce qu’on est, tel que je suis.

Maahlox a-t-il la grosse tête ?

Non, j’habite où j’ai grandi, j’ai les mêmes amis, j’encadre les plus petits. Je mange toujours le pain avocat comme vous m’avez v avec Hélène Faussart des Nubians. Pour moi le plus important se sont les relations humaines.

As-tu l’impression que les médias te boudent ?

Pas tous, juste ceux qui sont de mauvaise foi, qui n’aiment pas voir qu’un jeune se batte et réussisse, qui n’aime pas mes idéaux, qui n’aiment pas qu’on présente la vérité crue. Qui sont hypocrites et ne veulent pas qu’on montre que les choses doivent changer. Heureusement que la plupart des médias me soutiennent.

Parles-nous de ton expérience européenne

C’était une superbe aventure, j’ai fait beaucoup de pays. J’ai compris que la musique urbaine camerounaise était aimée partout, même à l’Ile de la Réunion. J’ai partagé mon expérience parisienne dans le clip « ça ne rit pas ». Il faut montrer aux jeunes frères la réalité que nos frères vivent là-bas. Pour dire à ceux qui ne sont pas partis de ne pas juger ceux qui sont là-bas et ceux qui vont partir de s’armer de beaucoup de courage. Je retiens juste qu’il y’’a de l’espoir pour la musique camerounaise. Il y’a une issue pour construire le lendemain de notre nation.

Maahlox adore les polémiques ?

Non, je suis comme tout le monde, la polémique rime avec calomnie, mensonge, trahison, diffamation et ça j’évite ça. Personne ne peut l’aimer. Les réseaux sociaux, c’est un monde de liberté sans contrôle.la critique est devenue monnaie courante, pas d’une critique constructive mais à de l’injure. Et ça je ne supporte pas, d’un qu’on insulte le travail de quelqu’un. Je suis un être humain avant tout.

Quelles sont tes relations avec les artistes suivants : Franko, Stanley, Dynastie, Locko, Salatiel….?

Franko, c’est mon ami. On s’est retrouvé dans beaucoup de scènes ensembles, quand on peut prendre des bières, oui on le fait, on s’entend bien.
Stanley,
c’est un artiste avec qui je ne traite rien, on n’a rien à se dire.
Dynastie, c’est mon voisin de quartier, c’est un artiste que j’apprécie (message des chansons et les chansons elle-même)
Locko : c’est un artiste humble et talentueux sur qui l’avenir de la musique urbaine va devoir compter.
Salatiel : il est l’un des plus doués de notre génération. Chanteur, producteur musical avec qui j’ai une collaboration qui sort ce mois.

Il se dit que tu vas produire des cahiers

Il y’aura effectivement des cahiers « ca sort comme ça sort », ceci pour les jeunes qui s’identifient à Maahlox puisse s’inspirer de leur star afin de mieux étudier leurs leçons et que de boire les bières.

Une anecdote

Mon arrivée à l’île de la Réunion, j’avais peur qu’on ne sache qui je suis, mais dès que je suis descendu un enfant a dit à sa mère que voilà ça sort comme ça sort, sa maman lui a dit que c’est un artiste,il s’appelle Maahlox.

Quels sont tes projets ?_a6a6850

Collaboration avec Ghislain Dimai, Franco, Salatiel…tournée aux Etats unis, les cahiers ça sort comme ça sort.
Interview réalisée par Joseph DZENE