Françoise Puene « Nyangalise » les Bayam-sellam

La promotrice d’un grand Hôtel de la place et femme d’affaire adulée, s’est montré très soucieuse de la condition des commerçantes de produits vivriers.

François Puene, connue sous le nom « Mamy Nyanga » est aujourd’hui l’une des figures actives du monde des affaires au Cameroun. Ses débuts dans ce secteur n’ont pas été des plus glorieux. Infirmière à la mission catholique de Banka, village situé dans le Haut Nkam, sa première activité économique est la vente des beignets-haricots. Pour varier, elle se lance peu de temps après dans le bayam-sellam. Le secret de son ascension, elle le donne à travers des astuces et bons plans développés sur la base de son expérience personnelle. Un concept qu’elle a nommé tout simplement « Les recettes de Mamy Nyanga », et dont elle a fait la promotion lors du « Mamy Nyanga Tour », lancé le 03 mars 2017 au marché du Mfoundi. Les autres marché principaux du territoire nationale sont également concernés par cette campagne éducative sur comment faire prospérer son activité.
L’idée du « Mamy Nyanga tour » est née du constat que Françoise Puene a fait sur les revendeuses de produits vivriers. « Les bayam-sellam peuvent faire le même business pendant plusieurs années, mais n’évoluent pas. Qu’est-ce qui explique cette stagnation ? » C’est cette interrogation qui lui inspire cette tournée. Vendredi 03 mars, pendant deux heures de temps, Françoise Puene a eu une causerie éducative avec des bayam-sellam volontaires et intéressées par les recettes de Mamy Nyanga. Les échanges ont porté sur comment gérer son capitale, comment gérer son temps, vu que c’est une activité très prenante, comment fructifier son activité… Sur ce dernier point, elle avertit que l’épargne dans les micro-finances n’est pas la seule manière de multiplier ses gains, mais elle recommande plutôt à ses paires de varier les secteurs dans lesquels elle voudrait invsetir. Esther Mbakop, une revendeuse a raconté sa triste expérience : « Avant mes affaires étaient prospères, j’étais une grossiste, et les endettements, je ne connaissais pas. Une fois je me suis fait avoir par un homme avec qui je vivais. Il m’a volé 12 millions de Fcfa et s’est évanoui dans la nature. Depuis, je vends en détails et ce sont les endettements qui soutiennent mn actuel business ». Une préoccupation qui a permis Mamy Nyanga de rappeler aux Bayam-Sellam d’être vigilante vis-à-vis de leur entourage, et surtout de leur homme. « Entourez-vous de personnes bien intentionnées et intelligentes » leur a-t-elle conseillé. L’entretien s’est achevé par la remise de micro-financements d’une valeur de 50.000 Fcfa chacune à des bayam dont le nom a été tiré au sort.
Rowina Nguimbis