Edward Bidzang Amougou: « Ma fabuleuse rencontre avec Samuel Eto’o »

edwardLa rencontre

L’anecdote que j’ai sur le Samy national remonte à 2011 je crois.
Je ne me souviens plus très bien de la date exacte…Mais je sais que c’était à Douala, le jour où il avait officialisé son départ de l’Inter pour Anzhi Makachkala. Lors d’une conférence de presse. C’était la veille de ce jour à l’aéroport international de Nsimalen…Samuel Eto’o débarque avec ses sacs à l’aéroport en compagnie de Georgette. Il est immédiatement assailli par le personnel des ADC qui le conduit lui et sa suite à la salle d’attente VIP. En plus de Georgette, il était accompagné d’un gendarme en civil qui portait sa mallette et de deux personnes…Moi je travaillais dans le service de sécurité du Président de l’Assemblée Nationale. Nous l’attendions de retour de l’extrême Nord. Nous sommes aux environs de 19-20 heures…Samy est donc installé avec tous les honneurs dans la salle VIP… Les ADC lui serve deux tasses de café et quelques biscuits. Samy ne boit presque pas la sienne. Toujours au téléphone. Georgette le laisse dans la salle VIP et va s’asseoir sur les chaises métalliques à l’extérieur de la salle avec la demoiselle qui était avec eux.
Les deux femmes déballent les nombreux effets qu’elles avaient achetés pendant que Eto’o est assis dans la salle VIP, inutile de vous dire que tout presque tout le personnel des ADC et les policiers en service ce soir-là avaient rappliqué autour de la salle. C’est nous, la sécurité du PAN qui leur avait dit qu’ils n’avaient rien à faire là…

Les ADC avaient facturé 2tasses de thé à presque 250000FCFA à Eto’o juste pour le service VIP

Pendant que nous demandions aux uns et aux autres de rejoindre leurs postes… Nous entendons le grand Samy brailler. Je me dirige vers la salle VIP pour m’enquérir de la situation. Les ADC venaient de lui donner une facture de…imaginez combien…Plus de 250 000FCFA pour le service VIP qu’il a reçu Samy était dans ses états. Nous aussi 250 000FCFA pour deux tasses de café et quelques biscuits!, s’indignait-il. Nous même nous n’en revenions pas. Samy leur a dit » écoutez, demandez moi le farotage et vous savez que vous l’aurez mais pas ça  » Me facturer le service VIP à ce prix-là, demandait-il. En plus, je n’ai pas demandé à venir ici. C’est vous qui m’aviez littéralement obligé. Devenu autoritaire, il continua » écoutez, je suis Samuel Eto’o hein. Capitaine de l’Equipe nationale. Donc une institution. Mettez donc ça au compte de l’État. Puisque vous voulez la jouer comme ça « Il a voulu s’en aller et notre chef de sécurité l’a supplié d’attendre l’arrivée du PAN qui ne devait plus tarder et qui voulait lui serrer la main. Il s’est tout de suite assis. Mais vraiment agacé. Georgette elle, n’avait pas bougé de là où elle était C’est à ce moment que j’ai profité et je suis allé rejoindre le grand Samy dans la salle VIP où nous avons échangé en tête pendant une vingtaine de minutes.

Les confidences

J’ai découvert un homme d’une simplicité exceptionnelle pour son rang. Il s’est tout de suite ouvert à moi, je ne sais pas pourquoi Un milliardaire qui cause tout à son aise et claquant les doigts avec un nobody comme moi, j’ai trouvé cela grandiose. J’avais toujours eu de l’admiration pour lui mais là, il m’a gagné. Largement. J’avais demandé à Samy  » dis donc, gars, tu fais encore quoi parmi les maçons à l’Inter? Un peintre comme toi n’y a pas sa place « . Pourquoi tu ne retournes pas au Real, lui avais-je demandé. Samy s’est mis à rire. Il m’a dit  » je ne peux plus jouer pour le Réal. Et à propos de l’Inter, je n’y suis plus ». « Comment ça ? » avais-je rétorqué, perplexe.  » Gars, je te dis que je ne suis plus à l’Inter. La preuve. Ils sont en tourné et moi je suis ici. » « Sérieux? » avais-je demandé. « Sérieux. » avait répondu Samy. J’avoue que je ne l’avais pas cru. Ce n’est que lorsqu’il a officialisé la nouvelle le lendemain à Douala que j’ai réalisé que Samuel m’avait vraiment parlé comme à un frère. Parlé comme ça à un homme que tu ne connais pas ! Cet homme est vrai et je pense souvent que nous ne le méritons pas
Après cette échange avec lui, j’ai pensé que Samuel Eto’o souffre d’un manque de véritables amis. De gens qui ne lui tournent pas autour juste pour son argent. Cinéaste, cette rencontre m’a inspiré un film sur lui que j’aimerai un jour tourner avec lui-même. Le titre : Dans l’Eto’o de sa fortune.
La nation doit être éternellement reconnaissante à ce grand homme nommé SAMUEL ETO’O.

EDWARD OLIVIER BIDZANG AMOUGOU.
Stagiaire OFFICIER DE POLICE. ÉTUDIANT EN EDITION ET ARTS GRAPHIQUES À l’ESSTIC. SCÉNARISTE ET RÉALISATEUR. PROMOTEUR DE Ngul Agnang Production