Hommage à un roi lion

Il ne faut pas attendre quand une étoile n’est plus là pour rendre un vibrant hommage. L’homme que nous célébrons ce mois est un digne fils du Cameroun. Il est célébré juste après la fête nationale du Cameroun. Il y’a une vingtaine d’années que les camerounais l’ont découvert et l’ont adopté. Certains l’ont adopté, d’autres en ont fait l’ennemi public numéro Un. La légende vivante dont nous présenterons est belle et bien Samuel Eto’o. Le recordman des buteurs en Afrique dans les éditions de la Coupe d’Afrique des Nations, meilleurs buteurs chez les Lions. L’idée que j’avais de lui, est celle que certains avaient véhiculé : arrogant, orgueilleux. Que non, mes amis, Samuel Eto’o est l’un des footballeurs, les plus humbles, très sociables. Juste que le Cameroun, notre pays n’a peut-être pas été préparé à avoir une star à sa dimension. Après Mbappé Leppé, Milla, Abega, il sera difficile d’avoir son remplaçant, peut-être Bassogog, me direz-vous. Oui, si c’est lui, alors c’est toujours Samuel, un produit de sa fondation, de son centre de formation, la Fundesport. Ils sont au moins une vingtaine formée par ce centre et tous capables de jouer pour les Lions indomptables. Deux sont même champions d’Afrique, en l’occurrence Ondoa Joseph et Christian Bassogog. Certains camerounais ont voulu l’opposer à Okocha, Diouf, Kanouté, Yaya Touré, Drogba,Adebayor tous se sont essoufflés, il est resté. Même « vieux », il reste le meilleur buteur camerounais en activité dans les championnats à travers le monde. Cette édition est donc dédiée à celui-là qui vient d’offrir à Laquintinie ce 08 mai 2017 un pavillon éponyme. Ce « vieux capable », le « 9 », le « pichichi », le « ngambé », le « mbondo njé », bref appelez-le comme vous voulez. Nous on retient que le succès l’appelle « papa Eto’o»
Joseph DZENE